Du 22 au 31 janvier 2027
Cosquín, Argentine

Musique traditionnelle argentine
Festival de Cosquín

Dix jours d’immersion à Cosquín, dans la province de Córdoba, pendant le plus grand festival de folklore d’Amérique latine. Chacarera, zamba, cueca, baguala, malambo : 80 heures de pratique avec Minino Garay et une équipe d’artistes argentins, jusqu’à une restitution publique sur la scène du festival.

Inscriptions jusqu’au 18 décembre 2026 · Nombre de places limité.

argentine-formation-divino-festival

Apprendre le folklore là où il se joue encore

Le folklore argentin ne se lit pas : il se transmet à l’oreille, dans un rapport très précis entre la voix, la guitare, le bombo et le corps. Une chacarera n’est pas une mesure à 6/8 qu’on remplit : c’est une accentuation, un balancement et une manière de finir les phrases que personne n’écrit sur une partition.

À Cosquín, chaque mois de janvier, tout le pays vient jouer. La formation se tient pendant le festival, à l’Usina, avec des musiciens qui portent ce répertoire au quotidien : Minino Garay, percussionniste et compositeur originaire de Córdoba, les frères Pajarín et Koki Saavedra, figures de la danse folklorique argentine, le chanteur et guitariste Jorge Luis Carabajal, de la famille Carabajal de Santiago del Estero, et la percussionniste et danseuse Eliana Bessone.

Les journées enchaînent ateliers rythmiques, chant, guitare, danse et arrangement collectif, avec des sessions d’enregistrement en conditions professionnelles. Le parcours se termine par une restitution publique dans le cadre du festival.

formation-musique-traditionnelle-argentine

Ce que les participants vont apprendre

  • Reconnaître et jouer les grands styles du folklore argentin : chacarera, zamba, cueca, baguala, malambo
  • Entendre l’accentuation propre à chaque style et la reproduire, plutôt que d’en lire la métrique
  • Tenir une partie de percussion (bombo legüero, cajón) dans une polyrythmie sud-américaine
  • Chanter le répertoire traditionnel : textes, prononciation, phrasé, réponses de groupe
  • Accompagner à la guitare folklorique et comprendre les enchaînements harmoniques du répertoire
  • Improviser et jouer collectivement dans un cadre de transmission orale
  • Enregistrer en conditions professionnelles avec des instruments locaux
  • Préparer et porter une restitution publique dans le cadre du Festival de Cosquín

Compétences visées

  • Mobiliser les langages rythmiques sud-américains dans sa propre pratique, quel que soit son instrument
  • Adapter son jeu ou sa voix aux codes stylistiques d’un répertoire traditionnel
  • Contribuer à un arrangement collectif élaboré en transmission orale
  • Assumer une prestation scénique devant le public d’un grand festival
  • Transmettre à son tour des bases du folklore argentin

La formation en vidéo

Programme de la formation
80 heures sur 10 jours

Installation à Cosquín, présentation des intervenants et du groupe. Panorama des musiques traditionnelles argentines : origines, aires géographiques, fonctions sociales, et place du festival dans le paysage musical du pays.

Première écoute active du répertoire qui sera travaillé.

Écoute et atelier rythmique : les apports afro-descendants dans le folklore argentin, la baguala et les percussions du nord-ouest.

Mise en place corporelle avant la mise en place instrumentale (clapping, voix, pas).

Voix, textes et interprétation. Prononciation, phrasé, ornementation propres au répertoire, et travail des réponses de groupe.

Bombo legüero, cajón et percussions sud-américaines : patterns de base par style, variations d’accompagnement, tenue de sa partie dans une polyrythmie.

Matin : accompagnement harmonique à la guitare folklorique (enchaînements, rasgueos, placement rythmique par style).

Après-midi : atelier collectif d’arrangement sur les pièces retenues.

Improvisation dans le cadre stylistique, jeux collectifs, et travail sur la manière dont ce répertoire se transmet (écouter, répéter, transformer, sans partition).

Matin : malambo et rythme corporel, la danse comme entrée dans le rythme.

Après-midi : préparation des sessions d’enregistrement, choix des prises et des dispositions.

Sessions d’enregistrement en conditions professionnelles avec des instruments locaux, puis mise en commun et répétitions générales de la restitution.

Filage, balances et performance publique dans le cadre du Festival de Cosquín, devant le public du festival.

Bilan collectif et entretiens individuels : ce qui a été acquis, ce qui reste à travailler, et comment réinvestir ce répertoire dans ses propres projets.

10 jours de formation, 80 heures, soit 8 heures par jour réparties entre ateliers pratiques et temps d’analyse. Le séjour court du 21 janvier au 1er février 2027, trajets compris.

Groupe limité à 10 stagiaires. Les concerts du Festival de Cosquín font partie du parcours, comme temps d’écoute et d’observation.

Lieu de formation

La formation se déroule intégralement à Cosquín, dans la province de Córdoba, pendant toute la durée du Festival national de folklore.

La Usina
Cosquín, province de Córdoba

Les intervenants

Minino Garay
percussions et direction artistique

Percussionniste, compositeur et formateur international, Minino Garay est originaire de Córdoba. Installé à Paris depuis plus de vingt ans, il a construit un langage propre en croisant les rythmes traditionnels d’Amérique latine avec le jazz, le funk et les musiques du monde.

Il a accompagné Dee Dee Bridgewater, Mercedes Sosa et Ibrahim Maalouf, et s’est produit sur les grandes scènes internationales.

Juan Martín Medina
flûte et instruments à vent

Musicien argentin, spécialiste des instruments à vent dans les musiques traditionnelles et populaires d’Argentine.

Intervention : flûte et instruments à vent, interprétation et travail d’ensemble.

Juan Martin Medina, flutiste, intervenant Digimonde a Cosquin en Argentine
Diego Bravo, pianiste, intervenant Digimonde a Cosquin en Argentine

Diego Bravo
piano et pratique d’ensemble

Pianiste argentin, il accompagne le répertoire folklorique et la pratique collective.

Intervention : piano, répertoire et travail d’ensemble.

Né à Villa Dolores (Córdoba), il a commencé l’étude du piano à l’âge de 8 ans. Durant son adolescence, il a appris la guitare et la basse, tout en poursuivant sa formation à l’école de musique « La Colmena », au Conservatoire provincial de musique, au Collegium, à l’École des arts de la ville de Córdoba ainsi qu’auprès du maître Juan Carlos Ciallella.
Il a débuté sa carrière professionnelle à 13 ans en se produisant sur des scènes locales. Par la suite, il a participé à divers projets, donnant des concerts et effectuant des tournées dans différentes provinces argentines ainsi qu’à l’étranger.
Depuis 1992, il donne des cours particuliers de piano, de guitare et de basse ; depuis 2005, il anime l’atelier de folklore de l’école de musique « La Colmena » à Córdoba.
Il a participé à des enregistrements pour des artistes tels que Rally Barrionuevo, Piero, Vivi Pozzebon, Horacio Sosa, Minino Garay, Horacio Burgos, Zurdo Castaño, Paola Bernal, Posdata et Emiliano Zerbini, entre autres. Il a fait partie de formations ayant accompagné des artistes comme Posdata, Los Tekis, Jam, Raúl Porchetto, Chango Farías Gómez, Liliana Herrero, Marian Farías Gómez, Mariana Baraj, Ica Novo, León Gieco, Víctor Heredia, Alejandro Lerner, Paola Bernal, Ludovica Squirru, Bicho Díaz et La Banda Inestable. Actuellement, il exerce les activités de producteur et de compositeur ; il est pianiste au sein de « La Jam de Folclore » ainsi que dans le groupe accompagnant l’auteur-compositeur-interprète Piero.

Pajarín et Koki Saavedra
danse folklorique et chorégraphie

Frères, danseurs et chorégraphes, ils comptent parmi les figures de la danse folklorique argentine. Formés à la technique folklorique auprès de Carlos Saavedra et de Juan Carlos « Juanqui » Figueroa, à la danse classique auprès d’Ana María Gutiérrez et de Sylvie Thomas (Opéra de Paris), au jazz avec Molly Moloy et Jojo Smith, et à la danse contemporaine dans les techniques Cunningham et Limón.

Ils signent la direction chorégraphique et dansent dans Zonda, folklore argentin, film de Carlos Saura (2015). Ils se sont produits à l’Olympia et au Lido à Paris comme au London Palladium, ont été invités sur scène par Mercedes Sosa et ont chorégraphié pour Chango Farías Gómez ainsi que le spectacle Atahualpa x Jairo. Prix de carrière du Fondo Nacional de las Artes en 2021, distinction du Conseil argentin de la danse pour leur travail pédagogique en 2023, invités à Cosquín 2025 pour les cinquante ans de carrière de Peteco Carabajal.

Intervention : danse folklorique et travail du corps (zapateo, malambo, pas de chacarera et de zamba, mise en espace de la restitution).

Pajarin Saavedra, danseur et choregraphe, intervenant Digimonde a Cosquin
Koki Saavedra, danseur et chorégraphe de folklore argentin
Jorge Luis Carabajal, chanteur, auteur-compositeur et guitariste argentin

Jorge Luis Carabajal
chant, guitare et rythmique du Nord-Ouest

Chanteur, auteur, compositeur et multi-instrumentiste, il appartient à la famille Carabajal, lignée de folkloristes de Santiago del Estero. Né en 1968, deuxième fils d’Agustín Carabajal, il commence la musique à dix ans et devient professionnel à vingt aux côtés de Cuti et Roberto Carabajal, avant de rejoindre l’ensemble de Peteco Carabajal jusqu’en 1998.

Il enregistre La Telesita (1999), Nómades (2006), Feliz Fracaso (2012) et Siembra de amor (2020). Ses compositions sont reprises par de nombreux interprètes du folklore argentin. Il dirige depuis 2012 le Festival national de la Chacarera, créé par son père, et tourne depuis 2010 aux États-Unis, au Mexique, en Colombie et en Europe.

Intervention : la rythmique folklorique du Nord-Ouest argentin (chacarera, zamba, chaya, huayno, vidala) en montrant à la guitare et au bombo comment ces instruments s’assemblent, exemples pratiques à l’appui.

Eliana Bessone
bombo legüero et danse

Danseuse et percussionniste, professeure d’éducation physique et de folklore, spécialisée en bombo et en malambo, née à Córdoba. Fille du professeur Aldo Bessone, l’un des fondateurs du Festival national de folklore de Cosquín, elle a grandi dans l’Estudio Superior de Arte Nativo créé par ses parents. Trente-cinq ans d’enseignement, dont le folklore à la Faculté d’éducation physique depuis 2003.

Elle débute sur la scène Atahualpa Yupanqui de Cosquín en 1993 et partage depuis la scène avec Chango Farías Gómez, Minino Garay, Jorge Luis Carabajal, Juan Martín Medina, Demi Carabajal ou Vivi Pozzebón. Créatrice du projet Sumba Legüera (2022) et de la méthode Tocar Bailando.

Intervention : atelier « Tocar Bailando, le battement du bombo fait danse », qui traite le bombo legüero et la danse comme un seul langage : chacarera et repiques, vidala, zamba, cueca, carnavalito, huayno ; prise des mailloches, position des bras, portés du bombo, motifs et variantes, pas de danse intégrés au jeu.

Eliana Bessone jouant du bombo legüero

Informations clés

Session 2027 : du vendredi 22 au dimanche 31 janvier 2027, à Cosquín (province de Córdoba, Argentine).
Voyage : départ le 21 janvier, retour le 1er février 2027.
Clôture des inscriptions : 18 décembre 2026.

Durée : 10 jours, 80 heures.
Effectif : 10 stagiaires maximum.
Format : présentiel, en immersion.

Frais pédagogiques : financement individuel 1 190 € HT · financement professionnel (AFDAS, OPCO, AGEFICE, employeur) 3 500 € net de taxe.

Forfait séjour
Vol, transferts, hébergement, repas, transport local et assurance font l’objet d’un devis séparé du contrat de formation. Montants, prise en charge AFDAS et reste à charge sur la page Financement.

Prérequis : maîtrise d’un instrument ou de la voix, et expérience scénique ou pédagogique. Apportez votre instrument.

Financement : AFDAS, OPCO. Demande à déposer au moins un mois avant le début de la formation.

Évaluation : contrôle continu tout au long du parcours, restitution publique au Festival de Cosquín, bilan collectif et entretiens individuels le dernier jour.

Accessibilité : nous contacter en amont pour étudier les adaptations possibles (partenariat CRFH Bordeaux).

Envie de jouer le folklore argentin à Cosquín ?

Programme détaillé, modalités de prise en charge AFDAS et organisation du séjour : nous répondons à chaque question avant l’inscription.

Les inscriptions à la session du 22 au 31 janvier 2027 sont closes le 18 décembre 2026. Une demande de financement AFDAS doit être déposée au moins un mois avant le début de la formation.

Non, mais il faut maîtriser un instrument ou la voix et avoir une expérience de la scène ou de l’enseignement. La formation part des styles eux-mêmes (chacarera, zamba, cueca, baguala, malambo) et le petit effectif permet d’ajuster le niveau d’exigence.

Le vôtre : la formation est ouverte à tous les instruments et à la voix. Des percussions et des guitares folkloriques sont disponibles sur place pour les ateliers spécifiques, mais c’est votre pratique qui est travaillée.

Le plus grand festival de folklore d’Amérique latine, organisé chaque mois de janvier à Cosquín depuis 1961. La formation se tient pendant toute sa durée : les concerts font partie du parcours comme temps d’écoute, et la restitution des stagiaires est jouée dans son cadre.

Digimonde organise et avance le vol, l’hébergement et les repas. Le forfait séjour fait l’objet d’un devis séparé du contrat de formation. Son montant, la part prise en charge par l’AFDAS et le reste à charge sont détaillés sur la page Financement. Départ le 21 janvier, retour le 1er février. Les justificatifs vous sont remis en fin de stage.

Oui, en conditions professionnelles et avec des instruments locaux, aux jours 7 et 8. Les enregistrements sont remis aux stagiaires.

Ce n’est pas un prérequis. Les chants sont travaillés phonétiquement puis expliqués, et l’encadrement est francophone, Minino Garay vit en France depuis plus de vingt ans. Quelques bases facilitent évidemment les échanges sur place.

Contrôle continu tout au long du parcours par les intervenants, sous la supervision du responsable pédagogique, puis évaluation de la restitution publique. Un bilan collectif et des entretiens individuels closent le parcours au jour 10.

Contactez-nous en amont : nous étudions ensemble les adaptations possibles, en lien avec le CRFH de Bordeaux. Le contexte d’immersion à l’étranger impose toutefois des contraintes que nous préférons examiner avec vous avant l’inscription.

Écrivez-nous à contact@digi-monde.fr : nous reprenons contact rapidement pour trouver une solution. Conformément aux articles L.616-1 et R.616-1 du code de la consommation, Digi-monde a mis en place un dispositif de médiation de la consommation (CNPM-Médiation), dont les coordonnées vous sont communiquées sur demande.

Un dossier AFDAS se dépose dans une fenêtre

Au plus tôt quatre mois avant le premier jour de formation, au plus tard un mois avant. Hors de cette fenêtre, il est refusé, quel que soit votre profil.

La lettre Digimonde donne chaque mois les dates qui commandent réellement un dossier, et les départs encore ouverts. Une fois par mois, pas davantage.

Recevoir la lettre

Call Now Button